Maintenant pour moi c'est un mot qui a une telle résonance. Autrefois c'était une grande ville, très importante aussi à cause du canal Erie qui coule tout près. A la veille du 20eme siècle Buffalo était une ville qui grandissait. Il y avait de banlieux partout. Même l'ancien président des Etats-Unis, j'oublie lequel, l'a visité.
Hélàs, le sens du mot, de cette ville, a changé. Après la chute des usines de l'acier, l'importance de ma ville a beaucoup diminué. Le centre-ville n'était plus rien, le commerce n'était plus rien, les écoles n'étaient plus rien. On dit que c'est une des villes les plus préjugées du pays. Quel statut.
Cependant, je trouve que cette ville essaie d'échapper de l'obscurité. On fait des efforts, tant d'efforts. Nos universités sont bonnes, il y a des gens qui s'y inscrivent qui viennent de tous les coins de mon pays et du monde entier. Le commerce a repris mais il y a quand même beaucoup de progrès à faire. Il y a de jolis parcs, ça c'est sûr. Se balader dans les parcs avec des amis, s'allonger dans l'herbe...à Buffalo c'est sans égal. Les restaurants sont nombreux et variés. Il y a une grande présence étrangère aussi. Ce n'est pas rare qu'on entend parler l'espagnol, l'arabe, l'allemend, le russe, le français même. Quelle présence francophone qu'il y a ici. Ca me plaît beaucoup, naturellement.
A croire qu'au moment où je commence à l'apprécier, je vais devoir quitter cette ville. Pendant tellement d'années elle m'était inconnue. Une étrangère. A présent, je regrette de ne pas avoir exploré cette ville, m'égarer dans un coin secret et puis essayer de trouver le chemin. Vous savez quoi? On a dit que Buffalo a le plus de "heart (esprit)" que toutes les autres villes des Etats-Unis. Peut-être qu'on avait raison...
