Moi, Deion

Moi, Deion


Salut tout le monde!

Pour commencer, je m'appelle Deion. J'espere que ce petit message-là ne vous a pas ennuyé. C'est tout ce que je suis. En fait nous sommes tous comme ça. Nous avons chacun un sexe, et puis une nationalité, et puis nous venons en toutes les couleurs de l'arc-en-ciel; mais ce qui nous lie, c'est notre humanité. Je ne vais pas faire semble d'être un grand philisophe car je ne le suis pas. Je ne suis pas autant prétencieux que ça. Tout ce que je vais faire, c'est vous offrir un petit morceau, un goût de ma vie ici aux Etats-Unis. A mon avis, ma vie n'est guère exceptionnelle, ni trop intéressante, mais c'est la mienne. Mon but, c'est de vous changer un peu les idées sur les Américains. C'est mon seul désir.

Et bien! J'
en ai eu assez d'être si pensif. Maintenant il faut vous présenter mes attributs; cela vous éclairera un peu ma personne.

Prénom: Deion
Autres noms: Terrance Michael
Date de naissance: le 26 séptembre 1988
Âge: 16 ans
Lieu de naissance: Buffalo, New York (près des Chutes de Niagara)
Taille: 1m74 à peu près (le système métrique ne s'utilise pas ici, sauf en sciences)
Poids: 67 kilos (pour le moment, mdr.)
Cheveux: marrons
Yeux: marrons
Vis avec: ma mère et mon beau-père
Mains: larges, froides, aux doigts fines, et aux ongles bizarrement à la perfection pour un garçon de mon âge (pff je tiens après ma grand-mère défunte)
Animaux de compagnie vivants: Chien, Pitbull, Goldie, le chien doré (lol), 4,5 mois
Combien d'animal de compagnie en total: 8 (3 perroquets, 2 hamsters, 1 lapin, 1 chaton, 1 chiot)
Aime: rêver, les petites choses qui montrent son apprécation pour quelqu'un, les tempêtes, ma soeur, les bébés, le français, les langues, les pétales des fleurs, prendre des photos, les photos (noir et blanc), les skyblogs, MSN Messenger, les vieux bâtiments, les pamplemousses, les yeux d'une couleur perçante, les yeux marrons d'un brun très foncé, les câlins, les coups de fil, regarder quelqu'un rire, découvrir et apprendre de nouvelles cultures, lire, les ananas, les fraises, Izze soda de Starbucks, voyager, trouver de l'inspiration dans la nature, jouer au tennis, les nuits blanches (entre amis), recontrer des étrangers, sentir les glosses a levres (mdr, oui c'est bizarre), m'habiller bien, les coiffures bizarres, les appels inattendus, les gens qui s'en foutent de ce que l'on dit, tellement de choses que ça prendra une éternité pour vous le dire sans avoir des regrets...
N'aime pas: rêver, la haine, la violence, la guerre, quand on s'inquiète de ce qui est hors de son pouvoir, quand on se fait prendre pour un fou, les mensonges, l'arrogance, quand on dit son opinion au prof et devient tout sérieux...(c'est dur à expliquer, lol), perdre l'espoir, quand l'on ne vous ecoute pas mais veut que vous les ecoutez, dépendre des autres, les insectes, les punaises, les yeux du poisson (ils ne montrent aucun émotion), quand les Américains médire les étrangers comme si nous sommes les meilleurs gens du monde, l'ignorance, l'insolence, les nuit blanches (à cause du travail), les parents qui mentent, que les drogues peuvent gâcher tout ce que l'on a, tellement de choses que vous croirez que je mène une vie malheureuse alors que ce n'est pas du tout le cas...

Merci pour avoir
pris le temps de parcourir mon site. N'ayez pas peur de laisser des commentaires--non pas du tout, allez-y--. Autrement, soyez le bienvenu.

# Posted on Thursday, 14 July 2005 at 2:00 PM

Edited on Wednesday, 19 October 2005 at 10:22 PM

Goldie, mon petit chien

Goldie, mon petit chien
Après la mort de mon dernier animal, mon perroquet, Nelle, qui avait 6 ans, je ne voulais pas avoir d'autre animal de compagnie.

Sérieux,
j'en avais eu 7 et ils sont tous morts. Nelle a vécu plus longtemps que les autres. Quelque chose dont être fier. Mais à vrai dire, l'idée d'avoir quelque chose, un vrai être vivant, qui dépend de toi pour le nourrir, le soigner, lui consacrer votre attention, ça m'ennuyait. Maintenant il est évident que je ne fusse pas prêt pour un tel responsabilité.

Ce
n'a pas été mon choix d'avoir un chiot. J'en voulais un depuis toute ma vie mais étant donné que j'irais à l'université je ne croyais pas que ce serait une bonne décision. Et puis voilà! Un jour il est là tout énergique et mignon. Comment le détester? J'avais beau dit à mes parents que je prendrais pas soin d'un chiot si ce n'était pas le mien parce qu'ils m'avaient dit la même chose. Alors, je ne cherchais pas a m'attacher à ce petit morceau de vie.

On l'a dep
uis presque 5 mois. Et disons qu'il a beaucoup vécu dans sa courte vie. Il a tordu la cheville, été atteint de quelques maladies...on nous l'a piqué même! Mais voilà qu'il est revenu. C'est le destin, peut-être. A vrai dire, je l'apprécie de plus en plus. Des animaux comme le chat et le chien, ils remplissent une telle vide dans la vie d'une personne. C'est l'amour inconditionel, ce dont on a souvent besoin...

# Posted on Thursday, 14 July 2005 at 2:34 PM

Edited on Wednesday, 19 October 2005 at 10:25 PM

Buffalo, ma ville

Buffalo, ma ville
Buffalo, Buffalo, Buffalo....

M
aintenant pour moi c'est un mot qui a une telle résonance. Autrefois c'était une grande ville, très importante aussi à cause du canal Erie qui coule tout près. A la veille du 20eme siècle Buffalo était une ville qui grandissait. Il y avait de banlieux partout. Même l'ancien président des Etats-Unis, j'oublie lequel, l'a visité.

Hélàs,
le sens du mot, de cette ville, a changé. Après la chute des usines de l'acier, l'importance de ma ville a beaucoup diminué. Le centre-ville n'était plus rien, le commerce n'était plus rien, les écoles n'étaient plus rien. On dit que c'est une des villes les plus préjugées du pays. Quel statut.

Cependa
nt, je trouve que cette ville essaie d'échapper de l'obscurité. On fait des efforts, tant d'efforts. Nos universités sont bonnes, il y a des gens qui s'y inscrivent qui viennent de tous les coins de mon pays et du monde entier. Le commerce a repris mais il y a quand même beaucoup de progrès à faire. Il y a de jolis parcs, ça c'est sûr. Se balader dans les parcs avec des amis, s'allonger dans l'herbe...à Buffalo c'est sans égal. Les restaurants sont nombreux et variés. Il y a une grande présence étrangère aussi. Ce n'est pas rare qu'on entend parler l'espagnol, l'arabe, l'allemend, le russe, le français même. Quelle présence francophone qu'il y a ici. Ca me plaît beaucoup, naturellement.

A croire
qu'au moment où je commence à l'apprécier, je vais devoir quitter cette ville. Pendant tellement d'années elle m'était inconnue. Une étrangère. A présent, je regrette de ne pas avoir exploré cette ville, m'égarer dans un coin secret et puis essayer de trouver le chemin. Vous savez quoi? On a dit que Buffalo a le plus de "heart (esprit)" que toutes les autres villes des Etats-Unis. Peut-être qu'on avait raison...

# Posted on Thursday, 14 July 2005 at 3:09 PM

Edited on Wednesday, 26 October 2005 at 10:54 PM

La Bibliothèque centrale, mon emploi

La Bibliothèque centrale, mon emploi
Au moment où je perdais ma foi, voila qu'on a appelé chez moi pour m'offrir un entretien le jeudi après-midi suivant.

Vous pouvez
donc deviner mon bonheur, ma joie. Après toutes ces semaines d'attente, on a enfin consideré ma candidature. J'avais passé des tonnes d'examens, j'avais assisté a une soiree dans mon honneur (j'avais gagné un concours de français, là), perdu du sommeil en pensant a un été de merde, alors tout ce dont j'avais besoin, c'était qu'on m'embauche. Et voilà! Tout s'est arrangé! Il va de soi que j'ai repondu tout de suite au message laissé au répondeur automatique. Deux jours après, je me suis presenté à la bibliothèque, et peu après, mon entretien a commencé.

Wow, c'est tout ce
que je peux dire. Jamais ai-je été si libre, si à l'aise, si bien dans ma peau. Je n'étais meme pas nerveux. J'étais comme une toute nouvelle personne. Quelqu'une que je reconnaissais pas, qui me choquait à chaque tour. Apparement, je leurs parais (à mes interlocuteurs) très intelligent, très motivé, très unique, tres...tout, quoi! Et ce qui m'a marqué le plus, c'est qu'a la fin de l'entretien, j'avais l'impression de l'avoir bien réussi. C'était parfait. Je sentais la réussite.

Le
matin suivant, je me suis leve à 10 heures du matin, ensommeillé comme d'habitude. Le telephone a sonné. Je ne pensais plus rien, j'étais un véritable zombie. Donc, j'ai deccroché et entendu une voix sympathique, gentille:
--
Est-ce que je peux parler avec M. Deion S----?
-Oui, c'e
st moi.
--
Et bien, Deion, est-ce que vous vous intéresseriez à faire partie de notre equipe ici a la Bibliothèque centrale?
-Oui,
bien sûr!

Et le reste, c'est l'histoire....

# Posted on Friday, 15 July 2005 at 1:39 PM

Edited on Wednesday, 26 October 2005 at 10:55 PM

L'ordinateur, mon havre

L'ordinateur, mon havre
Mon moyen de m'echapper un peu la vie, d'être moi-même, cet adolescent que je commence à comprendre...

Je croyais que m
a vie serait finie alors qu'on a annulé mon service Internet. Je passais tellement de temps à bavarder avec mes potes, surfer le Web, decouvrir des choses divers...et à croire que je ne le ferais plus jamais, c'était impossible d'envisager. C'était d'il y a une dizaine de mois.

Mais v
oilà que j'ai trouvé un autre moyen pour y accéder. Le truc, pourtant, c'est que je n'ai pas autant de liberté. Tout est limité. Soit je ne peux louer un ordinateur portable que pendant 4 heures, ou soit il ne faut pas me servir exclusivement d'un ordinateur qui n'est pas le mien, soit il faut rentrer chez moi. Des portes ferment et moi, je n'y peux rien. Je me dis que si j'avais Internet chez moi, j'en serais tellement heureux. C'est un mensonge, parce que je trouverais une autre raison pour ne pas en profiter à fond, ou quelque chose d'autre m'arriverait qui prendrait tout mon temps. Il y a toujours quelque chose ou quelqu'un d'autre dans la vie...

La raison po
ur laquelle l'ordinateur est si important pour moi, c'est que c'est le seul endroit où je peux m'exprimer sans relâche, et sans remords. Oui, il y a pas mal de monde qui peut me critiquer, mais le truc, c'est que je ne les connais pas, alors leurs opinions ne comptent pas autant. Ou bien, si. Mes correspondants, ces gens que je n'ai jamais vu sauf un, ils me sont chers: ils comptent beaucoup pour moi. C'est que je noue une relation, une amitié avec eux afin de pouvoir dire, en les voyant pour la première fois, que je les connais, que ce sont de vrais amis. Est-ce en vaine? Non, pas du tout, je crois. On bénéfice de tout dans le monde, soit on le reconnait ou non...

# Posted on Monday, 18 July 2005 at 1:53 PM

Edited on Wednesday, 26 October 2005 at 10:56 PM